Témoignages

**M. reprend le taf salarié demain après trois ans de congé parental et une formation récente de Doula, pour l’accompagnement des personnes aux moments de la vie. Elle a fait sa formation en Automne dernier, et maintenant, M. à besoin d’articuler les deux. Elle n’a pas envie d’y retourner (demain), c’est est un gros mouvement pour elle. M. a envie de fluidité. Besoin de temps et d’espace pour être Doula.

« J’ai ressenti beaucoup de trucs dans la cuisse droite. Lorsque je suis partie aux toilettes, j’ai senti un truc lâcher entre mes omoplates… une sensation comme une tension, alors que c’est un relâchement qui est à conserver.

Je me suis sentie respectée, honnorée et remplie de… de quoi ?  J’ai senti de la gratitude qui circulait.
J’ai sentie comme si mon corps se rééquilibrait tout seul entre la droite et la gauche « vooouuute droite-gauche ! 
».
Mon cerveau tournait trop, malgré le souci de s’imprégner, ressentir profondément.

J’ai eu une sensation de vagues, l’énergie qui vient progressivement et monte dans le corps, jambe… bras… plexus… tête, autres parties mobilisées.
C’est un sentiment agréable, un « ici et maintenant » et c’est le plus agréable dans la Vie.
 »

**V. est guide conférencière. Elle a développé un cancer sur le lobe frontal du cerveau. Le soin a lieu lors d’un festival.

« Je me suis sentie détendue. Tes paroles sont venues éclairer avec précision certaines facettes de ma vie »

**G. est herboriste. Il vient me voir pour « libérer le surplus » accumulé par ses activités de soin par le chant diphonique, pour mieux s’enraciner et apaiser son hernie.

« J’ai senti beaucoup de douceur, josselin a un toucher très très doux. J’ai senti partir des gênes… comme des pieux, des lances enfoncés dans le dos. J’ai eu des images fugaces, je crois que j’ai été Druide dans une autre vie, et brûlé vif… »

**P vient avec une peine de coeur, sa compagne est partie après une quinzaine d’années de vie commune.

« J’ai senti du chaud à gauche, du froid à d’autres endroits. Son toucher est plus subtil que les pattes de mouche… J’ai senti mon corps entier vibrer. »

**F. est à la retraite depuis peu. Bipolaire, elle ressent un creux au plexus, elle a peur dans l’eau, là où elle n’a plus pied. On s’installe au bord d’une chatoyante rivière.

« Difficile de mettre des mots…. J’étais sensible au chant de l’eau. J’ai aimé la douceur du soin, cette sensation d’unifier tête et sexe. Comme si la connexion étais enfin pacifiée… Un sentiment d’avoir un sexe plus vivant, tranquille.
Je sentais sa main, même s’il ne me touchait pas, et même, je sentais une persistance du toucher alors qu’il se trouvait ailleurs.
Je ressentais le lieu, sa Beauté, la Terre, l’Eau, les pierres, la vallée environnante…
J’ai eu des pensées sur l’enfance, la mienne, comme si je lui donnais le soin dont elle a manqué. Je revoyais les images de « Bon Papa », mon grand-père paternel, sa bienveillance… Un deuil non fait, une famille qui retient.
J’ai évacué le dénigrement qu’on me renvoyait en me répétant que j’avais un « sale caractère ».
Dans l’échange qu’on a eu, le creux au plexus vient d’une ancêtre excommuniée, répudiée par sa famille. Ouf!
J’ai eu l’image de l’eau… comme le flot de la Vie.
J’ai eu une totale confiance en Josselin.

**F. revient me voir car elle a toujours eu des problèmes d’endormissement.

« J’ai l’impression d’avoir dormi, même si je ne le pense pas.
C’est incroyable ce que josselin a déduis! Cette notion de viking a résonné pour moi… Au temps des Vikings, s’endormir peut être très dangereux.
Au début, j’ai failli pleurer, j’étais sur le point de.
Très vite, je me suis dit que la peur de s’endormir était liée à la peur de l’abandon. Ma mère me l’avait dit. C’était en rapport avec ce lit cage en métal pour les enfants. Ca m’a laissé un très mauvais souvenir.
La peur d’être abandonné, est aussi la peur de s’abandonner.
J’avais aussi des impatiences dans les jambes… une gêne dans les mollets. Couchée, je dois les étendre avant de m’endormir. Josselin a comme dissout un bloc de béton aux chevilles, moi ça m’évoquait aussi le nouveau-né que l’on maintient tête en bas par les chevilles, je trouve cela violent! Puis adolescente, on ne me laissait pas faire, alors que je ne faisait rien de dangeureux! L’obligation de suivre des règles rigides. Pieds dans le béton, comme un pion que l’on déplace, et pour la danseuse de tango que je suis, c’est aussi le Mérengué (avant le tango), que les esclaves dansaient les pieds attachés. »

« Josselin a un don pour sentir ce qui s’est passé très tôt. Une capacité à voir la tragédie. Il a décelé un truc très fort, intense à un stade de ma vie inconsciente. Il a su le percevoir, sentir ce truc tragique très ancien, et le pacifier, libérer l’affaire »